22.02.2012
Installés depuis quatre mois, les épiciers jettent finalement l’éponge
L’épicerie est fermée depuis une semaine. Elle risque de ne pas rouvrir de sitôt. Les gérants, en provenance du Var, avaient repris ce commerce à la mi-octobre (lire l’édition du 21 octobre 2011). Informés des chiffres d’affaires des années précédentes, peu encourageants, ils s’étaient cependant lancés avec dynamisme dans l’entreprise. Le manque de clientèle n’a toutefois pas apporté un revenu substantiel indispensable au couple de commerçants.
S’ils devaient s’acquitter des frais de fonctionnement (eau, électricité,…), le loyer du local était pris en charge par la commune, également propriétaire du bail commercial. Ce « coup de pouce » n’a pas été suffisant.
En mairie, le devenir de ce commerce préoccupe. Christiane Bremond et les élus travaillent sur le sujet : « Les usagers se détournent de ce commerce de proximité car les prix pratiqués dans les grandes surfaces du chef-lieu de canton sont plus attractifs. Des options existent. S’il n’y a pas d’épicier repreneur, hormis la fermeture définitive, la reconversion du local pour une autre activité peut-être envisagée. Quant à la substitution par du personnel communal il ne faut pas y compter, l’idée a déjà été écartée ».
Ce sont principalement les aînés qui s’approvisionnent à l’épicerie, bien souvent pour des denrées alimentaires. Comme palliatif, le CCAS pourrait mettre en place des plateaux repas, avec menus adultes, fournis à prix raisonnable par le traiteur qui approvisionne la cantine scolaire.
Assurément, comme pour les villages voisins c’est ici encore le déclin des commerces de campagne.
11:20 Publié dans Commerce et artisanat | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : épicerie



Commentaires
Pourquoi ne pas faire un commerce itinérant, cela servirait sur St Julien et je pense aussi bien pour les communes environnantes.
Écrit par : L'ARLESIENNE | 22.02.2012
Je pense que les producteurs de la région devraient créer une association et vendre (en tenant l'épicerie à tour de rôle) les produits du coin. Le principe serait bon pour eux, pour nous et pour le tourisme.
Écrit par : chrystelle | 22.02.2012
Je crois surtout qu'il en sera toujours ainsi tant que l'épicerie sera au même endroit. Il est en effet pas possible d'y stationner devant. En dehors des gens qui vivent dans le centre du village les autres habitants sont dispersés et se déplacent ( hélas peut être ) qu’en voiture. Je reconnais que souvent j'ai eu l'idée solidaire de m'arrêter pour y faire quelques courses , mais il faut aller se garer ailleurs , alors finalement on n'y va pas ! C'est un peu bête je sais mais c'est bien réel .
Écrit par : jall | 23.02.2012
Il a 30 ans un boucher ambulant en fourgon s'annonçait à grands coups de klaxons et faisait de multiples haltes à travers le village. Il y avait foule au comptoir dès qu'il levait le hayon. Aujourd'hui il passe de temps à autre, sans bruit, juste pour livrer les commandes de quelques vieux et fidèles clients. ---- Demandons aux épiciers quels étaient leurs clients ! Pour beaucoup du dépannage : un tranche de jambon, un calendos, ...qu'on a oublié d'acheter à Lidl, Casino ou carrefour market.---- La mairie avait mis en place un mini bus pour que les aînés fassent leurs courses au marché de Pont, donc qu'ils se détournent de l'épicerie. aujourd'hui c'est le taxi ---- Comment font les habitants de Salazac, St Christol, Issirac, Aiguèze, le Garn ? ---- Y a t-il une solution réaliste ?
Écrit par : Marcel | 24.02.2012
L idée des producteurs est bien de pouvoir consommer que ce qui est produit chez nous, quel bonheur de savoir exactement ce que l on a dans nos assiettes
Écrit par : Decroix | 24.02.2012
A St-Paulet des paniers paysans (sur commande) seraient déposés à la mairie (à vérifier). A St-Julien l'asso Bleu Indigo regroupe beaucoup d'aînés (les plus concernés par la fermeture de l'épicerie). Serait-il envisageable qu'elle accepte qu'un point de livraison soit fait à son local qui est ouvert les lundi et mardi après midi, ou le passage des producteurs du pays ? Elle pourrat pour cette action sociale bénéficier d'un petite subvention supplémentaire obtenue grace aux économies du loyer (2.000 euros par an) de la future ex épicierie. En attendant une réunion municipale, où prendraient place autour de la table ceux qui ont des propositions sensées et réalistes.
Écrit par : Claude | 24.02.2012
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