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20/08/2012

Ce petit con qui a osé virer la timbale de whisky du correspondant de presse

Comme nombre de correspondants de presse je mets en valeur la bannière de mon village, et la tendance est à faire mousser les animations locales. C’est par la force majeure, étant présent au village depuis plus de 30 années, mais comme 60 % des Peyrolais et Peyrolaises d’aujourd’hui je suis né hors du Gard, plus précisément à 6 km de la frontière belge.

Cependant « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »  ce n’est pas mon crédo et c’est connu. Ainsi, dimanche soir, dernier jour de la fête votive, l'accès à l'estrade communale, où évoluait la troupe, avait des allures de parcours du combattant.

Narration : Une fillette gardienne me bloque le passage « on va pas sur la scène ». A 65 piges, voilà un avertissement qui fait tout drôle et me fait frémir. Je viole... l’interdit.

Sur l’estrade, dans les coulisses où par politesse je cherche un responsable pour annoncer que pour Midi Libre je vais prendre quelques photos…..expédié.

Je prends néanmoins mes clichés, cool Raoul, et je me casse. Vite rattrapé par un émissaire du groupe qui s’excuse de me demander pardon et qui apprécie, sur ce que je lui montre, la qualité des photos prises.

Changement de plateau. Nouvelle animation. Je monte au créneau pour une photo de la piste de danse maintenant ouverte.

Pour régler l’appareil photo, je pose mon gobelet conteneur d’une boisson hygiénique (un breuvage écossais de 12 ans d’âge) sur une paillasse. Une ombre. Un homo sapien s’empare de ma timbale quasi pleine et s’enfuit. Je le piste, l’interpelle en termes choisis et avec amour. Il fait partie de la troupe. Mais ce mécréant ne pense qu’à déposer plainte pour injures (pourtant chacun sait que je maîtrise mon vocabulaire) et rameute d’autres primates, ses acolytes. Sous le ciel étoilé, adieu mon nectar écossais.

Bilan, dans l’effervescence j’ai été exposé aux risques de la canicule, n’ayant pu optimiser mon brumisateur Long John, et j’ai mesuré l’égo de certains connards chargé du balayage et qui dans l’entourage de vedettes du play-back se prennent pour des incontournables du show-biz.

Allez, bisous à mes adorables lecteurs,  il est 2 h 30 du mat, malgré les paupières en capote de fiacre je pense avoir exposé mon fond de pensée, même si certains sont persuadés que correspondant de presse c’est pas un métier à risques !!!.

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